Le départ de l'animal de compagnie. Dans notre société occidentale où il y a de moins en moins de place pour la mort, celle-ci est de plus en plus absente, occultée, n'ayant pas de place dans une culture basée essentiellement sur le paraître, où il faut avant tout être jeune, mince et en bonne santé, où tout va tellement vite. Pour le citadin, en général, a moins qu'il ne vive dans un milieu social très pauvre, ou très violent dans un pays en guerre, ou en proie aux épidémies, la mort d'un animal aimé est très souvent sa première expérience de deuil. Sa première experience de la "souffrance d'un proche", de la maladie, puis de la mort.
Beaucoup de comportementalistes considèrent que nous avons des liens presque biologiques avec notre animal. Celui-ci est considéré comme un ami ou un membre de la famille. Affronter la rupture d'une relation importante, c'est une page de sa vie qui se tourne, et, si c'est la première fois, c'est un grand pas vers la maturité.
Assez fréquemment, cette première expérience vécue à l'âge adulte, est très mal vécue, car il n'y a pas eu de "préparation" à cet événement, somme toute aussi naturel que la vie.
Devant le deuil de leur animal familier, tous les maîtres sont égaux, et cette souffrance fait partie de la fin de la vie que nous avons partagé avec ce compagnon.
Aimant les animaux, ayant été confrontés à plusieurs reprises au départ de nos boules d'Amour, nous avons décidé d'offrir un espace à tous, virtuel certes, qui ne supprimera pas votre tristesse, mais dans l'existence personne ne meurt tant que nos coeurs se souviennent. |